Ne pas attendre de sentir un problème
Le monoxyde de carbone, ou CO, est invisible, inodore et non irritant. On ne peut donc pas compter sur ses sens pour savoir si l’air d’un logement est sûr. Des appareils brûlant du gaz, du bois, du charbon ou un autre combustible peuvent en produire lorsqu’ils fonctionnent mal.
La Sécurité civile rappelle l’importance de faire vérifier et entretenir les installations par un professionnel, notamment avant la période de chauffage.
Garder la ventilation en état
Ne pas boucher les entrées et sorties d’air, même lorsqu’il fait froid. Aérer le logement et maintenir les systèmes de ventilation en bon état complètent l’entretien des appareils et conduits. Une fenêtre ouverte de temps en temps ne répare pas une installation défectueuse.
Respecter les consignes d’utilisation du fabricant, en particulier pour les chauffages d’appoint. Un équipement prévu pour un usage ponctuel ne doit pas devenir un chauffage permanent par habitude.
L’extérieur ne s’improvise pas à l’intérieur
Ne jamais utiliser à l’intérieur un barbecue, un brasero ou un groupe électrogène. Un garage ou un abri fermé ne constitue pas un extérieur approprié. Les gaz d’un appareil placé dehors peuvent aussi entrer par une ouverture proche.
Santé Canada confirme ces risques et distingue détecteur de CO et détecteur de fumée. Un détecteur de CO doit être installé et entretenu selon sa notice ; il ne dispense pas des autres précautions.
Face à une suspicion, ne pas chercher seul la panne
Maux de tête, nausées, fatigue ou somnolence inhabituels dans un lieu avec un appareil à combustion peuvent alerter, surtout si plusieurs personnes sont touchées. En cas de suspicion ou d’alarme CO, sortir à l’air libre et appeler les secours : 18 ou 112 en France. Ne pas rester pour identifier la source.
Ce guide explique la prévention générale. Il ne constitue ni un diagnostic d’intoxication ni une procédure de réparation ; suivre les consignes des secours et des professionnels avant toute réutilisation.


