Le lavage reste le premier choix
Pour les mains, gel et savon ne rendent pas exactement le même service. L’eau et le savon permettent d’emporter les salissures et de nombreux microbes. Une solution hydroalcoolique agit sur certains microbes, mais ne remplace pas ce nettoyage dans toutes les situations. Avoir un flacon dans un sac est pratique ; disposer d’un lavabo change le choix le plus pertinent.
L’Assurance Maladie recommande un lavage d’au moins 30 secondes, en frottant notamment paumes, dos des mains, espaces entre les doigts, bouts des doigts et ongles. Rincez, puis séchez avec une serviette propre ou à l’air libre. Les pouces et les espaces entre les doigts ne doivent pas être oubliés parce que la paume semble déjà propre.
Viser les moments où le geste est utile
Avant de préparer un repas ou de manger, après les toilettes, après s’être mouché ou après avoir pris soin d’un animal : ces repères donnent une place concrète au lavage. L’Assurance Maladie recommande aussi de se laver les mains en rentrant chez soi ou après les transports en commun. Il n’est pas nécessaire d’attendre que la saleté soit visible pour avoir ce réflexe.
Les CDC rappellent les moments liés à la cuisine, aux toilettes et aux soins d’un proche malade. Une main peut transmettre des microbes en touchant des aliments, une surface ou le visage. Mieux vaut donc relier le geste à ces situations ordinaires que considérer un unique lavage du matin comme une protection pour la journée entière.
Quand utiliser une solution hydroalcoolique
Quand il n’y a pas d’eau et de savon disponibles, une solution hydroalcoolique constitue une alternative sur des mains non visiblement souillées. Les CDC précisent qu’un produit doit contenir au moins 60 % d’alcool. Vérifiez son étiquette, puis suivez ses instructions pour utiliser la quantité adaptée. Un produit dont on ignore la composition ne doit pas être supposé équivalent.
Répartissez le produit sur toutes les surfaces des mains et des doigts, puis frictionnez jusqu’au séchage. Ne l’essuyez pas et ne le rincez pas avant qu’il soit sec. Les CDC mentionnent environ 20 secondes pour cette étape ; l’Assurance Maladie conseille 30 secondes de friction. En pratique, ne faites pas un passage rapide limité aux paumes et respectez les indications du produit.
Ce que le gel ne fait pas
Après du jardinage ou si les mains sont grasses ou visiblement sales, privilégiez l’eau et le savon dès qu’un point d’eau est disponible. Le gel est moins adapté à ces situations. Les CDC soulignent aussi ses limites face à certains microbes, dont le norovirus, et pour retirer des produits chimiques. Ajouter du gel sur de la terre ne transforme donc pas les mains en mains lavées.
Surveillez les jeunes enfants pendant son utilisation afin d’éviter l’ingestion. Ces gestes diminuent la circulation de microbes sans supprimer tout risque d’infection. Pour les infections respiratoires, l’hygiène des mains complète les autres mesures utiles, comme l’aération et les précautions au contact de personnes fragiles. Ce guide concerne la vie quotidienne ; les protocoles d’un établissement de soins répondent à d’autres exigences.


